PLAN PARTICULIER D INTERVENTION


Contribution d’ARZF au dossier du Plan Particulier d’Intervention (Inscrit au dossier le 6 Mars 2017)

Le plan d’urgence PPI s’intègre dans le plan ORSEC départemental et définit l’organisation des secours et les comportements de la population en cas de crise majeure autour du dépôt d’hydrocarbures GDH-BP.

Il s’ajoute et complète les dispositions prévues dans le POI interne de l’entreprise, le PPRT mis en place pour la maîtrise des risques et de l’urbanisme, le futur PCS et les autres dispositifs d’alerte et d’information préventive des populations de notre commune.

Le PPI doit être selon notre association, une organisation de secours bâtie « sur mesure » pour coordonner les moyens et ordonner une sauvegarde efficace immédiatement opérationnelle pour les habitants concernés.

L’association a participé à l’élaboration d’une partie du document dans le groupe de travail « Alerte et Information de la population ».

Nos représentants ont porté à l’ordre du jour des réunions les observations suivantes :

-1  Des exercices sont bien prévus dans un délai maximum de trois ans après approbation du PPI, mais l’absence d’un test en vrai grandeur avant la validation du projet nous semble nécessaire face aux nécessités et aux risques d’être opérationnel dans tous les cas d’urgence et cela quelque soit les délais.

S’adapter à la situation locale «  faire du sur mesure » nécessite au moins un retour d’expérience, surtout pour analyser et comprendre les réactions de la population.

-2  La zone d’application du PPI définit un périmètre de secours,  qui enveloppe et cumule en théorie les plus grandes limites extérieures à tous les effets irréversibles des accidents potentiels et cela quel que soit la probabilité de survenir.

Ce périmètre nous semble restreint :

– en premier, par rapport à la perception qu’ont les habitants de la zone d’alerte couverte par les sons des quatre sirènes du système SAIP en place sur notre commune,

– en second, notre réserve porte sur l’exclusion du risque toxique déterminant dans les calculs du périmètre.

Celui-ci peut résulter d’un feu d’hydrocarbures de bac ou de nappe dans des conditions météorologiques spécifiquement méditerranéennes et des  situations démographiques variables en fonction des saisons avec des difficultés pour  la dispersion plus ou moins rapide de fumées opaques et toxiques.

Le constat en matière de prévention du risque industriel c’est qu’un accident trouve presque toujours sa source dans des causes non-identifiées aux conséquences imprévisibles.

3-  La non-prise en compte dans le cadre du projet de PPI :

  • de la situation du SEA-LINE (canalisation maritime ou enterrée forcée d’hydrocarbures ),
  • des transports routiers ou ferroviaires de matières dangereuses qui traversent notre territoire et qui font l’objet d’une réglementation particulière,

ce qui enlève de la cohérence globale au projet de PPI.

A partir de ces observations et remarques, l’association ARZF trouve légitime de poser la question suivante :

Le plan proposé a-t-il été établi en fonction des risques probables générés par une industrie classée SEVESO seuil haut ou en fonction des moyens d’assistance ou de secours dont dispose l’état, le département et la commune pour faire face à toute situation de risque possible ?

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