INCIDENT TRANSPORT MATIERES DANGEREUSES SCORI


Vous trouverez ci-dessous le communique  que  ARZF a transmis à la Presse le 16/11/17 suite à un incident de transport de matières dangereuses destinées au traitement par l’entreprise SCORI, et l’article Midi Libre publié le 19/11/17

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – ARZF

17.11.2017

 

ACTIVITÉS INDUSTRIELLES :

LE BASSIN DE THAU MÉRITE PLUS D’ATTENTION

 

Un camion qui venait d’une raffinerie de La Mède, près de Marseille, pour faire transformer en combustible pour cimenterie des boues d’hydrocarbures par l’usine SCORI à deux pas de l’étang de Thau et de son écosystème fragile, perd son chargement : voila qui a déjà de quoi inquiéter…

 

Inquiétés notamment les 400 conchyliculteurs, le millier de pêcheurs dont l’avenir dépend de la qualité de l’environnement et les entreprises du mas de klé 2 qui ont subi la pollution.

 

Mais il y a autre chose qui inquiète : l’attitude de l’industriel auquel était destiné le chargement et de la DREAL (administration d’état) chargée de contrôler son installation. Tous deux se défaussent : les boues d’hydrocarbures étaient sur la voie publique, pas dans l’enceinte de l’usine.

 

Les nombreux transports de matières dangereuses (TMD) sur nos routes, canaux, voies ferrées, canalisations et les risques liés aux pertes de confinement de produits parfois toxiques, inflammables, explosifs pour les hydrocarbures, ce n’est pas de leur responsabilité !

 

Du coup, on nettoie comme on peut ce produit extrêmement polluant, sans consigne particulière semble-t-il, avec le risque d’écoulement dans les caniveaux, le pluvial et vers l’étang ?

 

Edifiant tout cela !

 

Mais au-delà des faits, une question demeure : que viennent faire autant d’entreprises à haut-risque et polluantes dans un espace aussi urbanisé et un environnement aussi sensible ?

 

ARZF n’est pas hostile au développement économique. Nous savons bien que dans une région où le chômage bat des records, où il n’y a pas eu de vraie reconversion après l’arrêt de toutes les activités qui faisaient la richesse du bassin de Thau, chaque emploi mérite d’être préservé…

 

Mais pas au prix de l’environnement, ni de la sécurité physique et sanitaire des populations.

 

D’ailleurs les entreprises qui négligent l’environnement, préservent mal leurs emplois.

 

Oui, le développement du territoire est compatible avec l’environnement, la qualité de l’eau, de l’air, du sol et sous-sol et la santé humaine.

 

Mieux, dans le bassin de Thau, c’est même la protection de l’environnement qui assurera le développement et préservera les emplois… dans la conchyliculture, dans la pêche, dans le tourisme, dans l’économie verte, avec des entreprises conscientes de leurs responsabilités environnementales à l’égard de la population et du respect de leur cadre de vie.

 

Rejoignez ARZF dans ses combats.

Les membres du bureau

 

Article Midi libre cliquez sur l’image

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *