Depollution Terrains Exxon Mobil Communiqué de Presse


Suite à la réponse du Préfet Philippe NUCHO du 28 juillet 2016 à notre courrier du 14 juin 2016, le Conseil d’Administration d’ARZF a fait part à ses adhérents du communiqué de presse ci-dessous à l’attention de la population, informant de la position de l’association sur ce dossier.

ARZF

Dépollution terrain Exxon Mobil de Frontignan

Communication à la presse validé par le  CA du 12 /09 /2016 (réponse au courrier de la Préfecture du 28/07/2016 joint)

Suite à notre courrier du 14.06.2016, M. NOCHO Philippe Préfet délégué nous répond par lettre du 28 juillet 2016 et nous informe de l’impossibilité réglementaire pour mettre en place un comité de pilotage du futur chantier de dépollution sur notre commune ouvert aux associations environnementales locales et aux riverains.

Par ailleurs, il nous confirme le calendrier opérationnel des travaux prévus dès la libération des terrains par l’arrêté de réhabilitation complémentaire du 24 mai 2015 et nous précise l’absence de risque environnemental et sanitaire en zone périphérique au site de l’ex-raffinerie Mobil.

Le Comité d’administration de l’association ARZF prend acte de ces informations, regrette cette décision, mais ne remet en cause, ni l’opportunité de poursuivre l’opération de dépollution amorcée en 1992, ni les décisions administratives en déterminant l’usage futur « Industriel ou équivalent » à inscrire au plan local d’urbanisme.

Nous déplorons de n’avoir pu inscrire cette dépollution dans une démarche exemplaire et conforme avec l’esprit de l’article 10 de la charte constitutionnelle de l’environnement établie en 2005.

À savoir, permettre aux associations de participer aux décisions publiques, après échanges de connaissances. Dans ce cas les dossiers de diagnostics demandés à ESSO FR et validés par la DREAL, qui déterminent le plan de gestion de la dépollution et l’interprétation de l’état des milieux doivent définir le point « 0 »avant démarrage des travaux.

Car cette opération n’est pas sans risque et sans incertitude !

L’incertitude est le fondement même du principe de précaution :

  • qui devra s’appliquer à la présence des métaux lourds et autres composants organiques volatils chimiquement dangereux dans le sous-sol,
  • dont il faudra en tenir compte lors des excavations avec des potentialités de modifications de la perméabilité ou de la cohésion des sols,
  • de même il déterminera les mesures à prendre pour s’opposer à la remise en suspension et la dispersion des poussières toxiques,
  • il interviendra également pour évaluer les conséquences probables de la migration hors du site par d’autres quantités d’hydrocarbures flottants sur la nappe phréatique.

Enfin, l’absence d’un diagnostic partagé entre les experts de l’industriel ESSO validé par la DREAL et ceux de la ville EODD ingénieurs conseils, d’une réponse unique aux problèmes de compatibilité d’usage, ne lève pas nos interrogations et nos inquiétudes.

 

…/…

 

 

De notre point de vue, les modalités nouvelles de gestions des sites pollués n’autorisent plus à laisser en place la pollution et impliquent de rechercher toutes les possibilités techniques et financières de suppression des sources de pollution.

Notre souci de ne pas hypothéquer l’avenir reste intact et guidera le sens de nos futures interventions sur cette opération de dépollution des sols et de la nappe phréatique que nous voulons la plus complète et optimum possible !

L’association reste disponible et continuera à développer avec le concours de la population de Frontignan le principe de vigilance, en attirant l’attention des autorités sur les risques, les nuisances et les inconvénients inévitables de ce type de chantier.

 

Le président

Gérard Chaput

 

 

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