CLIC du 26 novembre 2012


Comité Local d’Information et de Concertation DU 26 NOVEMBRE 2012

Le 26 novembre 2012, à 15 heures a eu lieu, dans le cadre du PPRT, la tenue d’une réunion de concertation.

Étaient présents : Pierre Bouldoire Maire de Frontignan, Alain Bonafoux adjoint délégué au développement durable, Mr Loiseau,
directeur de cabinet du Préfet de Région, Mr Millet et madame De Ronzier de la DREAL, Mr Balanant directeur de GDH, Mr Turiere,
salarié de GDH, Mr Cloué de BP France,  Mr Bonnet du SDIS,  le Lieutenant Calmettes du CSP de Frontignan, Mr Leprette d’Inerys, Mme Anglade et pour ARZF, Georges Forner et Jean Christophe Calmes.

La réunion commence à 15 heures précises et suit l’ordre du jour.

D’abord avec la présentation du bilan de GDH pour l’année 2012 que vous trouverez ICI. Nous relevons la baisse des investissements en 2012 qui est conjoncturelle et non structurelle pour GDH.

Au chapitre de la maitrise du risque nous relevons l’absence
de déclaration d’accident en 2012 alors que notre association a relevé au moins un accident directement imputable à GDH qui est l’incident de mélange essence gazole survenu cet été, et par ailleurs un accident de circulation avec le renversement d’un camion-citerne heureusement sans conséquence, mais qui rappelle la dangerosité du dépôt.

Ces accidents ne rentrent pas dans le cadre réglementaire prévu par le CLIC et n’ont donc pas à être mentionnés…

Suit le détail des investissements faits par GDH pour la sécurité en particulier dans la gestion du changement (Management of change).
Tout changement dans le dépôt entraine un changement des moyens de correction.

Cette sécurité est auditée régulièrement par BP (hors BP France). Un rapport d’audit a été établi avec des corrections à effectuer pour GDH ( ces corrections n’ont pas été communiquées
en séance du CLIC)

Enfin est abordé le compte rendu de l’exercice du 13 décembre 2012  ave intervention des pompiers.  Quelques carences ont été
remarquées, en particulier en ce qui concerne l’accès au site de GDH et en particulier l’absence de contrôle à l’entrée, une fois la porte ouverte pour les secours..

 Suit ensuite la présentation de l’étude de dangers toujours par GDH. 

La présentation se trouve ICI. Nous reposons la question des
accidents survenus à GDH sans beaucoup plus de réponses.

En ce qui concerne le tableau page 7 et qui reprend les 98 cas de phénomènes dangereux retenus par Inerys, nous apprenons que la
réglementation ne permet pas plus de 5 items en E5, c’est à dire risque majeur.
Or l’étude du tableau montre 6 risques majeurs en E5.

En réponse à nos questions, à Inerys, il nous est expliqué que l’étude, d’ailleurs validée par la DREAL, a permis , grâce aux méthodes de contrôle du risque de GDH, de fusionner 2 des facteurs de risque, permettant de revenir ainsi à un taux administrativement acceptable., en l’occurrence 4 items
sur un maximum de 5

Nous en profitions pour poser le problème du contrôle des COV en continu. La DREAL nous explique que cette mesure a été faite au cours de l’année 2012. Nous argumentons sur la nécessité d’un contrôle continu en raison des variabilités météorologiques ayant pu affecter la mesure. Cette remarque est actée par la DREAL. À suivre.

Nous avons ensuite une présentation de l’étude d’INERYS

Vous trouverez l’intégralité du texte ICI

En résumé : les calculs sont très compliqués. Le modèle retenu est celui de la méthode multiénergies, adaptée au dépôt de GDH .

L’explosion est d’autant plus sévère qu’il existe des obstacles modifiant la propagation. Nous posons la question de l’influence des autres cuves en cas d’explosion de l’une d’entre elles. Pour le technicien d’INERYS, la hauteur des cuves constitue un frein à l’explosion. Ce qui est dangereux, ce sont les obstacles de faible hauteur comme les camions-citernes.
De ce fait, les camions en attente sont retenus en attente à l’extérieur du dépôt.

 Enfin l’étude des installations classées 2012-11-26

Vous trouverez cette étude de la DREAL ICI

Cette étude permet d’aborder à nouveau le sujet des COV avec
la DREAL, discussion relayée par Mr Bonafoux.

La zone d’aléas ne retient qu’une maison. Mr le Maire
intervient pour demander à ce que le dédommagement des habitants touchés soit conséquent, et qu’il serait souhaitable que GDH fasse un geste sur le dossier.

Il demande également ce que vont entrainer en matière de
sécurité les variations de stockage d’essence.

GDH répond en arguant de la nécessité pour eux de procéder à
de telles variations dans les limites réglementaires, pour des raisons de maintenance et des raisons économiques.

Nous en profitions pour rappeler la variabilité du risque et
la nécessité d’un contrôle continu du site.

Un tel contrôle est prévu par la DREAL tous les 5 ans ou
plus si besoin.

Enfin, Mr le Maire intervient pour évoquer les incidence du PPI sur GDH et dénonce le non fonctionnement des deux sirénes d’alerte prévues par l’état dans le cadre du PPRT. Mr Millet promet d’y remédier rapidement

Du fait de la réduction du périmètre de danger, les coût des mesures visant à réduire le risque a été fortement réduit et ramené selon une estimation grossière aux alentours de 20 000 000 € ce qui est bien en deçà des premières estimations.

ARZF est par ailleurs convié à participer à une réunion d’application du PPRT le 7 décembre 2012

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