Chronique d’une catastrophe évitée


Deux semaines se sont écoulées depuis l’accident industriel de GDH du 18 septembre.

Voici le déroulé complet des évènements vécus par ARZF.

JEUDI 18 SEPTEMBRE

13h00             Les premières odeurs sont ressenties par les riverains.

13h15              ARZF contacté, intervient immédiatement.Hésitations pendant quelques minutes entre une pollution par le gaz ou par les hydrocarbures, mais les odeurs devenant de plus en plus fortes, les vapeurs d’essence sont identifiées. Le vent soufflant du sud-sud-est, les soupçons se dirigent vers le dépôt de GDH.Les odeurs commencent à irriter la gorge et à provoquer des maux de tête. contact avec le SDIS dispositif en place. pas de danger pour la population.

13h57              ARZF prend contact par téléphone avec GDH qui reconnait une fuite de vapeur d’essence, affirme contre vents et marées que tout est sous contrôle, mais se refuse absolument à explique l’origine de la fuite, ce qui aurait été le minimum pour rassurer la population, en l’absence de toutes directives. Contact téléphone est pris également avec le SDIS.

14h00            Tentative de communication avec les services de la mairie, mais les lignes sont occupées.

14h07             Discussion téléphonique avec la journaliste du Midi Libre : rien n’avait filtré jusqu’à cette heure.

14h18              Seconde tentative infructueuse de communication avec les services de la mairie. Pendant ce temps, des habitants du quartier St Martin ont contacté GDF, les pompiers, la mairie. En retour d’information, il faut parfois rester confiné dans les habitations, parfois il faut évacuer !.  Des rassemblements spontanés se forment , on hésite sur la marche à suivre. Le quartier des Prés St Martin voit arriver une camionnette de GDH qui prône l’évacuation, un camion de pompiers qui parle de confinement.

14h30             ARZF prend contact téléphonique avec la  DREAL.

16h00            Deux membres d’ARZF explorent le chemin de halage afin d’identifier la cuve défectueuse. Il s’agit probablement de la cuve 116, 117 ou 118. Et l’air y est plutôt plus respirable que dans le quartier des Prés St Martin.On y croise des promeneurs, des pêcheurs, ainsi qu’une résidente quelque peu inquiète. On lui aurait demandé d’évacuer et mais sans confirmation elle décide de rentrer chez elle.

17h00              Une voiture dotée du logo de la mairie circule pour identifier l’endroit du quartier ou les odeurs sont les plus fortes. Interrogé, le conducteur ne donne aucun renseignement, aucune recommandation.Chacun regagne son habitation sans aucune manifestation des autorités nous expliquant le problème et nous assurant de son contrôle.

17h30              ARZF  envoie  un  courriel  à  l’adjoint environnement- risques , réponse  à  20.30

19h46              Les services de la mairie rappelle le membre d’ARZF qui avait tenté de les joindre par téléphone, accuse réception des appels mais ne donne aucune directive ni consigne.

22h00             ARZF envoie un courriel  à la  DREAL. L’odeur est toujours forte aux Prés St Martin.

 

VENDREDI 19 SEPTEMBRE

Le matin, les odeurs sont toujours fortes et le seront encore à 15h sur le parking d’ALDI

10h00            Longue conversation d’ARZF avec le responsable de la DREAL qui confirme la responsabilité de GDH, la non dangerosité des émanations pour la santé des riverains (mesures effectuées par le SDIS à sa demande, vers 17h la veille. Ce responsable nous précise qu’une première réponse nous sera envoyée sous 10 jours, une réponse circonstanciée dans quelques semaines et la fin de l’enquête devrait intervenir avant la fin d’octobre. La cuve responsable de cet accident industriel serait celle numérotée 117 et ne sera remise en service qu’après l’autorisation de la DREAL.

 

LUNDI 22 SEPTEMBRE

Envoi d’un courrier L.A.R. au Préfet de l’Hérault : Demande de convocation d’une CSS spéciale relative à GDH afin de connaitre le problème et les mesures correctives qui seront appliquées.

 

JEUDI 2 OCTOBRE

15h00             Une promenade sur le chemin de halage, le long de GDH, révèle encore des odeurs d’essence, aux abords de la cuve 117.

Les fuites d’essence seraient-elles encore d’actualité ?

 

VENDREDI 3 OCTOBRE

ARZF contacte de nouveau par téléphone le directeur de la DREAL.

Un inspecteur des sites classés s’est rendu sur place pour assister au relevage du toît effondré dans la nuit du 17 au 18 septembre.

Ce bac 117, dont la contenance maximale est de 21 000 m3,  ayant été vidé de son contenu en essence aurait été préalablement rempli d’eau pour faciliter la remontée de ce toît.

L’opération suivante consistera à nettoyer ce bac avant son inspection complète.

 

Il apparaît que ce bac 117 aurait été l’objet d’une revision il y a 18 mois (!)

De plus, il semblerait que, lors de cet l’accident industriel, de l’essence aurait été répandue dans la cuvette de rétention (!)

 

VENDREDI 10 OCTOBRE

ARZF envoi une lettre au Maire de Frontignan afin d’avoir des explications sur la diffusion de l’Information aux habitants.

 

LUNDI 13 OCTOBRE

La DREAL répond à notre lettre du 22 septembre (voir les demandes d’ARZF et la réponse dans les Actualités)

 

 

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